17.02.2007
Y a t-il un déterminisme culturel français à ne pas accepter le jeu du lobbying ?
S'exprimant dans un article du Monde (6 juillet 2005) sur la stratégie de Paris aux JO de 2012, Bertrand Delanoë affirmait : "Nous n'avons pas la culture du lobbying anglo-saxon... il ne faut pas interpréter une musique pour laquelle vous n'avez pas de talent". Etant donné l'échec de Paris aux JO, on peut s'interroger sur la pertinence de cette stratégie. Et on peut surtout se demander si Bertrand Delanoë n'a pas fait une erreur de jugement sur notre culture lorsque l'on sait qu'un compatriote, en l'occurence Michel Platini a su se faire élire à la Présidence de la FIFA en pratiquant un lobbying de tous les instants. Si l'on en croit le même journal dans son édition du 25 janvier 2007, la victoire de Michel Platini n'est pas le fait du hasard. "Le match demeure indécis. « 27 voix, et c'est gagné », se plaît à rappeler Michel Platini, qui a méthodiquement visité les 52 pays membres de l'UEFA ( Le Monde du 12 janvier). Il sait pouvoir compter sur une vingtaine de votes, même si, dans ces scrutins à bulletins secrets, les alliances de dernière heure sont courantes. Les indécis, comme de coutume, feront la différence, et l'intense lobbying déployé dans les ultimes heures, à Düsseldorf, aura son importance". Alors, la variable est-elle personnelle ou culturelle ?
13:15 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lobbying, anglo-saxon, interculturel

