27.05.2007

En Russie, la confiance interpersonnelle est à la base de toute relation d'affaires

C'est un des constats que nous fait partager Irina Andryushchenko, consultante RH spécialiste de la Russie, dans un article paru dans La Tribune du 14 mai 2007.

Cherchant à dépasser un stéréotype bien ancré sur les Russes qui postule que toute négociation doit se faire autour d'un verre de vodka, elle livre une explication éclairante sur la manière de faire du business en Russie.

"Pour un homme d'affaire russe, aller au restaurant avec un partenaire inconnu, c'est se donner les moyens d'en savoir plus sur lui, sa famille, sa vision du monde, sur la façon dont il fonctionne avec ses partenaires actuels. En un mot, c'est un moyen de vérifier s'il peut lui faire confiance et croire en ses promesses car si les choses tournent mal, il ne pourra guère s'appuyer sur le système judiciaire dans lequel il a très peu confiance". Par ailleurs, la vodka est une boisson ringarde à Moscou comme à Saint Pétersbourg, le verre de vin est par contre à la mode.

Autre stéréotype qu'Irina Andryushchenko cherche à démonter dans cet article, la soumission à l'autorité qui ne tient pas compte de la réalité dans les nouvelles pousses issues du boom économique russe. Dans ces dernières, nous dit-elle, vous seriez surpris de voir que la confrontation ouverte dans les réunions d'équipe de direction y est une pratique très courante. Si un collaborateur a une vision différente de celle de son patron ou du reste de l'équipe, il le dira ouvertement car il sait que se taire risque de mettre son entreprise en danger.

Bref, une vision de l'intérieur de la Russie qui nuance fortement nos stéréotypes dans un sens plus optimiste.