24.11.2007
Enquête internationale TNS SOFRES sur la motivation au travail
TNS Sofres vient de publier une étude très intéressante* dont quelques résultats sont communiqués sur leur site. Elle porte sur la motivation au travail dans 7 pays : la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l'Espagne et la Chine. Qu'y apprend-on ? En croisant les données fournies sur le site et celles contenues dans un article de Courrier Cadres de ce mois-ci, voilà ce que ça donne. Pour les Britanniques et les Américains, le travail est d'abord un gagne-pain (71% pour les Britanniques contre 49% pour les Français, 44% pour les Espagnols et 36% pour les Allemands); pour les Allemands, une source d'épanouissement (52% contre 36% pour les Français, 27% pour les Britanniques et 15% pour les Espagnols); pour les Français une occasion de nouer des contacts humains (56%, 44% pour les Allemands, 41% pour les Britanniques, 33% pour les Espagnols et les Américains) et pour les Espagnols une contrainte (40% contre 15% pour les Français, 8% pour les Allemands et les Britanniques). Malheureusement, la relation affective au travail des Français est souvent déçue. "les Français manifestent beaucoup plus de pessimisme et de lassitude et se montrent également plus défiants vis-à-vis de la direction de leur entreprise, rejoignant sur ce point les Italiens". Il est intéressant de constater que le système managérial des groupes étrangers installés sur le territoire français - allemands ou américains - recontrent un écho beaucoup plus favorable chez leurs salariés français. Ainsi, ils sont 58 % à être satisfaits de leur rémunération (pour 45 % dans les groupes français), 48% à penser que leurs efforts sont récompensés (pour 39% dans les groupes français. De même, 38% seulement des salariés français travaillant pour des groupes étrangers jugent leur situation se dégradant (pour 63% dans les groupes français). Finalement, dans ce comparatif, ce sont les salariés allemands qui semblent le plus satisfaits (73% sont par exemple satisfaits de leur salaire, contre 45% des salariés Français), 88% trouvent leur job intéressant et 36% déclarent travailler par passion contre 15% des Britanniques et 19% pour des Français. Quant aux salariés Chinois, (l'article de Courrier Cadres n'en fait pas état), l'optimisme est également au vert. "La Chine se singularise par un fort taux de satisfaction et d’implication de la part des managers. Ces derniers sont nettement plus optimistes sur le plan de leur avenir professionnel que les Occidentaux : 77 % des managers chinois considèrent que leur situation s’améliore, pour 28 % d’occidentaux. Les managers chinois sont 91 % à choisir de travailler plus pour gagner plus, contre 39 % en Europe et aux Etats-Unis. Ils se distinguent des managers occidentaux par leur vision du travail comme une source de plaisir (62 %) et de pouvoir (52 %)". * L’enquête a été menée en février / mars 2007, auprès d’échantillons représentatifs des salariés des grandes entreprises et de la fonction publique.7 pays ont été couverts (5 412 interviews) : le G5 européen (France, Allemagne, Grande–Bretagne, Italie, Espagne), les Etats-Unis, la Chine.
12:20 Publié dans Etudes, concepts, réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Etude RH internationale, sofres

