14.04.2008
Votre CV à la mode anglo-saxonne
Un CV est un support de communication qui doit s'adapter à chaque culture. La revue Vocable de cette semaine diffuse quelques bons conseils sur la manière de le rédiger pour un public anglo-saxon. On doit cet article tout à fait pertinent à Marie-Victoire Garcia.
Il faut d'abord faire figurer en début de CV la rubrique "career objective" qui permet au recruteur de cerner très vite vos attentes. Les objectifs de carrière peuvent être précis et indiquer le poste visé (a position as...) ou plus ouverts et mettre en évidence les compétences que vous souhaitez mettre en oeuvre (a position that requires background in...).
Pour les intitulés de diplôme, il faut les expliquer.
- Pour un DUT ou BTS, on dira Undergraduate degree in...
- Pour un DEA, predoctoral research in...
- Pour un DESS, postgraduate specialization in...
- Même pour un diplôme "grande école", la traduction s'impose. Ainsi ESCP deviendra Paris Business School.
L'ordre chronologique sera inversé (on commence par le poste actuel et le diplôme le plus récent).
Il faut mettre en avant ses réalisations (achievements) en utilisant des verbes d'action au prétérit sans le sujet ( coordinated, organized, increased, launched,...) et en présentant des éléments chiffrés (budget, chiffre d'affaires,...).
Il ne faut pas négliger de faire figurer vos expériences extra-professionnelles (extra-professional activities), indicateurs de votre personnalité et si possible témoins de vos qualités de leadership, de dévouement, de volonté de dépassement,...
Enfin, le clou du CV, généralement la dernière rubrique, vos références. En clair, les personnes qui peuvent témoigner au recruteur de vos qualités professionnelles ou académiques (professeurs,...) et que le recruteur peut contacter. Attention, il risque réellement de le faire...
Si vous avez traduit votre CV en anglais, vous n'avez donc fait qu'une partie du boulot, il faut le transposer culturellement. Même la typographie est culturelle : le nom de famille en majuscules paraît bizarre et il n'y a pas d'espace après les deux points (j'ai une petite expérience là-dessus avec un américain qui défendait mordicus que cette règle typographique était universelle... et qu'en français ça devait être comme partout ailleurs sauf que je ne connaissais pas la règle).
09:30 Publié dans Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : CV, culture anglo-saxonne, vocable, différences culturelles
21.02.2007
Le piège du stéréotype et ses conséquences dans le management des entreprises
L’exemple de la fusion entre Daimler et Chrysler est à ce sujet très éloquent. Un des premiers évènements dans l’intégration de Daimler et Chrysler fut l’organisation d’un dîner entre dirigeants des deux compagnies.
Dans l’esprit des Américains, un Allemand est froid et distant. Du point de vue allemand, un américain est un cow-boy, on lui tape sur l’épaule et la soirée se termine en chanson.
La scène, telle qu’elle nous est révélée par Paul Strebel, professeur à l’IMD (Cross-Border Lessons from the DaimlerChrysler Merger”, IMD, 2005), montre que ce fut exactement l’inverse. Jurgen Schrempp, le PDG de Daimler se mit au piano et entonna des chansons folks et les américains plutôt guindés tout au long du repas quittèrent précipitamment la soirée. Pour Paul Strebel, on avait d’un côté un Allemand qui ne correspond pas au stéréotype de l’Allemand car il a passé une bonne partie de sa vie en Afrique du Sud, de l’autre des Américains de l’Illinois, bastion protestants conservateurs. Le problème, c’est qu’au-delà de cette anecdote, l’incompréhension concerna aussi les modes de management et l’adaptabilité au changement. Jurgen Schrempp fut surpris par la résistance des syndicats américains et par la faible capacité des dirigeants à faire adhérer la ligne managériale aux orientations stratégiques de l’entreprise.
22:45 Publié dans Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : management, interculturel, stéréotype, daimler, chrysler

