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23.01.2008
Enquête internationale sur la perception des salariés vis à vis de leurs managers
BPI, cabinet de conseil en management et ressources humaines vient de publier une enquête internationale réalisée avec l'aide de BVA dont l'objectif était de recueillir la perception des salariés sur leur manager.
Elle a été réalisée dans 10 pays (l’Allemagne, l'Espagne, les États-Unis, la France, l'Italie, le Maroc, la Pologne, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Suisse) entre le 18 et le 25 octobre 2007 auprès d'un échantillon de 500 salariés par pays, à l'exception des États-Unis où le nombre d'interviewés a été porté à 1 000.
Voici quelques éléments que j’ai pu retirer de cette étude.
Les Français sont les salariés qui ont la moins bonne opinion de leurs dirigeants et de leurs managers directs.
Les résultats de l'étude présentent certaines similitudes avec celle publiée par TNS Sofres. Tout comme dans l'enquête TNS, les salariés en France et en Italie reconnaissent moins fréquemment un très haut niveau de compétence à leurs managers que les autres pays (respectivement 31 % et 36 % pour une moyenne de 45 %).
L'étude distingue également deux groupes de pays. Ceux où la relation amicale prédomine (près des deux tiers des réponses) dans la relation managériale : l'Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse. Les pays où la relation simplement professionnelle l'emporte avec, en tête, la France où l'on compte seulement 27 % de relations « amicales » contre 65 % de relations « simplement professionnelles ». Assez proches, on trouve l'Italie, le Maroc et la Roumanie (en bas à droite sur le graphique). L'Espagne et la Pologne sont dans une situation intermédiaire, attirés plutôt par le premier groupe. Ces résultats sont intéressants car ils sont très concordants avec les résultats de l'étude réalisée par Geert Hofstede réalisée il y a vingt ans sur l'item "distance hiérarchique". Les pays latins sont dans la distance, les pays anglo-saxons dans la proximité hiérarchique. Les traits culturels ne changent pas donc pas réellement.
La France est aussi le seul pays dont les salariés valorisent aussi fortement la demande de contribution à leur développement professionnel. Une interprétation possible de ces résultats est que les salariés français expriment des exigences plus élevées vis-à-vis de leurs managers (et la réciproque doit être vraie) si bien qu'il existe un fossé managers/salariés induisant une relation de tension et de déception. Ce que le cabinet BPI interprète un peu vite à mon goût comme « une forme d'immaturité ». J’y vois pour ma part davantage un fait culturel et la prégnance du modèle d’évaluation scolaire.
17:00 Publié dans Etudes, concepts, réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étude, conseil
11.01.2008
Le Japon contemporain
Un article publé dans le Monde du 12 janvier et surtout un livre à lire "Le Japon contemporain", sous la direction de Jean-Marie Bouissou , Fayard-CERI".
Voici quelques extraits de l'article pour vous appâter :
"Jean-Marie Bouissou, un normalien qui a vécu quinze ans au Japon et enseigne à Sciences Po, a fait appel pour ce volume à 23 spécialistes".
"Ce livre nous montre le " vrai " Japon. Celui des ouvrières de Sony, des micropropriétés paysannes, des conurbations postmodernes, des politiciens claniques, des yakuzas (le crime organisé) à la puissance pâlissante et des teenagers excentriques à la crête fluo".
"Ce livre montre combien, après ces années glorieuses, l'éclatement de la bulle a coûté cher au Japon. Et comment, en mettant un terme à l'illusion de la croissance facile, il a changé les mentalités. Individualisme, multiplication des divorces, inégalités, la société japonaise a perdu petit à petit la cohésion qui, longtemps, avait fait sa force".
16:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Jean-Marie Bouissou

