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16.11.2007
Animer une communauté de pratique
Comment animer les acteurs d'une fonction globale de l'entreprise dans des Groupes mondialisés ?
Comment développer l'expertise métier sachant que celle-ci est dispersée aux 4 coins du monde ?
C'est à ces questions que ce basic tente de répondre. Il est en librairie à partir d'aujourd'hui et disponible sur Amazon.
Voici le sommaire :
- Pourquoi mettre en place des communautés de pratique ?
- Qu'est-ce qu'une communauté de pratique ?
- Quels bénéfices en tirer ?
- Quels outils, quels usages, quel mode d'animation ?
- Quel système d'animation ?
- Quelles pratiques d'animation ?
- Comment réussir le lancement et pérenniser une communauté de pratique ?
09:30 Publié dans Etudes, concepts, réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.11.2007
La mondialisation expliquée aux Français par Christine Lagarde
Lu dans le Monde daté d'aujourd'hui (15 novembre 2007), une interview de Christine Lagarde, Ministre de l'Economie.
"Nous devons faire oeuvre de pédagogie sur l'économie, sur ses mécanismes et sur ce que sont des mouvements de marchés qui répondent à des phénomènes d'offre et de demande. Bien sûr, le consommateur direct n'y pense pas lorsqu'il achète ses yaourts ou ses fruits et fait son plein d'essence, mais il y a une accélération phénoménale de la demande.
Mon collègue indien m'a dit que jusqu'à une période récente, la grande majorité du 1,1 milliard d'Indiens ne faisait qu'un repas par jour. Ils en font deux aujourd'hui. Quand on double la demande de riz, de céréales, de soja, etc., cela a un effet mécanique sur le prix des matières premières qui se répercute à la marge sur tous les produits alimentaires. On pourrait faire le même commentaire sur la consommation chinoise d'énergie".
10:15 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Inde, Christine Lagarde
14.11.2007
Les groupes chinois et indiens s'implantent en France
On connaissait le cas de Mittal. Voilà que les groupes chinois et indiens font leur marché dans la sous-traitance française nous dit le journal les Echos d'aujourd'hui*.
Ce mois-ci, Nief Plastic (120 millions d’euros de chiffre d’affaires, 1.100 salariés), plasturgiste familial basé en Rhône-Alpes, a vendu la totalité de son capital à l’indien Sintex. Le mois précédent, Huron Graffenstaden
(40 millions de chiffre d’affaires, 140 salariés),un constructeur alsacien de machines-outils, a signé un
accord avec le groupe indien Jyoti CNC Automation en vue de lui céder 100% de la société. Le journal cite également le cas du forgeron Sifcor, basé en Haute-Marne, qui a annoncé « un projet de rapprochement et de partenariat » avec le groupe indien Bharat Forge, un des leaders mondiaux du secteur".
L'enjeu pour ces sous-traitants est parfois d'échapper au dépôt de bilan (cas de la société française Two Cast
Europe, fonderie française, placée en redressement judiciaire en 2005 et rachetée par Hebei Hongye Machinery, une fonderie chinoise spécialisée dans les pièces de robinetterie) mais c'est aussi un moyen de répondre aux pressions des donneurs d'ordre qui exigent de leurs sous-traitants une capacité à les suivre sur ces marchés .
Côté pays émergents, il est intéressant d'entendre le point de vue chinois exprimé par le PDG d'Hebei Hongye Machinery « J’ai analysé les différences de culture et de logique entre la Chine et l’Europe et conclu que si nous
voulions vraiment être présents en Europe, il fallait absolument investir et avoir une équipe sur place ». Cette explication culturelle est le pendant de celle exprimée par les chefs d'entreprise français qui préfèrent s'allier à un partenaire local pour s'implanter sur les marchés indiens ou chinois plutôt que de tenter l'aventure seuls. L'écart culturel est donc ressenti de part et d'autre comme réel et profond.
Que dire sinon de ce cette évolution ? Qu'advient-il des entreprises françaises lorsqu'elles tombent dans le giron des entreprises indiennes ou chinoises. Difficile de répondre car évidemment le phénomène est très récent et on a peu de recul. En faisant une recherche j'ai quand même trouvé un cas, celui de Rexor, PME de l'Isère, fabricant de fims et fils métalloplastiques, ancienne filiale de Rhone Poulenc lâchée par la maison-mère en 1998 et rachetée en 2003 par le groupe indien Jidal, son fournisseur de film plastique. Qu'en dit le PDG, Jean-paul Rousselet, interviewé par le journal des Entreprises le 6 avril 2007. "Les rapports sont excellents, rien à voir avec les investisseurs financiers américains ou européens qui, au bout de cinq ans se retirent des entreprises pour réaliser des bénéfices". "Aujourd'hui, nous allons servir de tremplin pour le développement de Jidal en Europe; nous avons choisi de concert d'implanter un centre de recherche et de développement en Europe". Même le secrétaire CGT du comité d'entreprise livre dans un article au magazine Enjeux les Echos de novembre 2006 le commentaire suivant : "au quotidien, Jindal a surtout insufflé une nouvelle rigueur dans la gestion, plutôt positive".
Bref, il ne faut pas nécessairement crier péril en la demeure...
* "Les sous-traitants français deviennent la cible des groupes chinois et indiens"
13:55 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jidal, Sintex, Two cast, Rexor
Carrefour en Chine
Un article très intéressant de Bruno Birolli dans le Nouvel Obs de cette semaine (du 8 au 14 novembre 2007) sur Carrefour en Chine. Qu'y apprend-on ?
1 - Carrefour en Chine, c'est 100 magasins et 100 millions de clients. Pour autant, Carrefour ne fait pas fortune en Chine. En 2006, les Carrefour de Guanzhou (l'ancien Canton) étaient toujours déficitaires.
2 - 50 % des achats se font dans les grandes surfaces à Shanghai et à Pékin. Le petit-commerce à la chinoise disparaît.
3 - Carrefour apporte son organisation et ses modes de gestion mais les produits sont tous locaux à l'exception du marché des cosmétiques où l'Oréal est bien présent. "Nous fournissons le savoir-faire mais il nous a fallu comprendre comment la ménagère chinoise remplissait son chariot" explique Eric Legros, Directeur pour la Chine. Les stars de l'assiette sont par exemple les raviolis déclinés sous toutes les formes et les saveurs, les poissons de rivière saisis dans le magasin à l'épuisette, les crevettes, les morceaux de poulet et de porc vendus en vrac dans des bacs réfrigérés. Pas de surgelé, pas de soft-drinks ni de jus de fruit. Le thé vert règne en maître au rayon des boissons. Le yaourt par contre est une véritable révolution mais il n'a rien à voir avec celui qu'on connaît, c'est un breuvage sucré.
4 - Le concept de la grande surface a dû être aménagé : pas de parking, les clients viennent à pied ou en vélo. Ils font leurs courses tous les jours dans le Carrefour placé en centre ville.
5 - Des choses plus classiques : Carrefour est associé à des partenaires locaux et Carrefour éprouve toutes les peines du monde à former un personnel compétent.
09:35 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Carrefour
13.11.2007
La revue qui vous fait regretter de ne pas avoir fait polytechnique
La société amicale des anciens élèves de l’Ecole Polytechnique édite une revue « La jaune et la Rouge » et son numéro d’avril 2007 est consacré aux « différences culturelles ». Au menu, un article éclairant de Philippe d’Iribarne sur les différences culturelles en Europe, une interview remarquable de François Jullien par Philippe d’Iribarne et Geneviève Felten sur le pouvoir en Chine (à lire absolument pour qui veut comprendre la Chine. J'essaierais d'en faire un article prochainement mais ce n'est pas une mince affaire. Il faut laisser maturer un moment). Mais aussi plusieurs articles passionnants réalisés par d’éminents spécialistes : Jean Claude Galey pour l’Inde, Alain Henry sur la gouvernance en Afrique, Livia Barbosa sur le contraste en les Etats-Unis et le Brésil. Bref, un vrai régal.
Pour vous procurer la revue, vous pouvez tenter le coup en adressant un mail à la rédaction.
Bonne lecture !
14:20 Publié dans Etudes, concepts, réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue la jaune et la rouge école polytechnique

