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02.09.2007

Le recours aux expatriés, une nécessité pour prendre pied sur de nouveaux marchés

Le management à distance a ses limites. Lorsqu’il s’agit de s’implanter sur de nouveaux marchés, il faut être présent sur le terrain et les entreprises n’hésitent pas à recourir à la bonne vieille méthode de l’expatriation sous la forme de missions de longue durée.

C'est ce que révèle une étude d'ECA International réalisée fin 2006 auprès de plus de 270 sociétés. 72 % des entreprises interrogées ont en effet affirmé avoir proposé un plus grand nombre de missions de longue durée à l'international sur ces trois dernières années que sur la période précédente.

Et la tendance devrait perdurer : les deux tiers des répondants pensent encore augmenter le nombre de leurs expatriés dans les trois années à venir.

Les motivations des entreprises qui expatrient du personnel renvoient à la nécessité de maîtriser les opérations locales en s’appuyant sur des managers ayant fait leur preuve dans le groupe (82%) et à l'inévitable investissement dans le transfert de compétences (68%).

Ce dernier point confirme ce que j'ai pu observer chez certains clients. La solution qui consiste à former des locaux en les immergeant dans les services techniques de la maison-mère pour qu'ensuite ils transfèrent leurs nouvelles compétences dans leur pays donne des résultats peu satisfaisants. Ces derniers n'ont pas la légitimité nécessaire pour installer le métier, conduire les changements liés aux processus, gagner la bataille des comportements. Seul un expert de la maison-mère peut avec beaucoup de professionnalisme, de tact et de persévérance y parvenir.

Commentaires

Parfaitement d'accord ! Et ça pose la question de la formation et du recrutement de managers qui accepteront de partir plusieurs années à l'étranger ! Car si jusqu'il y a peu, ces expatriations avaient lieu vers des économies "proches" de la nôtre (partir en GB n'est finalement pas si contraignant) l'émergence de pays du Sud modifie la donne : j'ai rencontré pas mal de managers qui refusaient purement et simplement de partir s'installer en Chine et encore plus en Afrique (Nigeria en l'occurence pour les managers rencontrés)... Les mentalités vont devoir évoluer !

Ecrit par : RMS | 04.09.2007

L'internationalisation des entreprises suppose effectivement des managers prêts à s'expatrier dans des pays loitains dont l'exotisme ne fait pas toujours rêver.

Les incitations financières sont un levier nécessaires mas pas suffisants.

Pour suivre un certain nombre d'entreprises sur ce problème, je constate que c'est souvent le besoin de réalisation qui pousse des managers à accepter ces postes.

Dans une filiale, il est plus facile de prouver sa valeur ajoutée personnelle, l'autonomie est plus grande et les résultats de son action ne sont pas dilués.

Ces postes attirent souvent des gens jeunes à la recherche d'une expérience internationale ou au contraire très expérimentés autour de la cinquantaine dont les enfants sont scolarisés dans le supérieur et qui saisissent dans ces pays l'opportunité de prendre des responsabilités de direction.

Les entreprises peuvent créer des "vocations" en sachant récompenser les succès. Chez Renault, Le Directeur de projet de la Logan est maintenant PDG de Renault Samsung Motors en Corée.

Il faut aussi capitaliser sur les expériences et montrer que certains pays offrent parfois des richesses méconnues de la plupart des gens. J'ai rencontré chez Renault des expatriés qui parlaient avec enthousiasme de l'Iran.

Enfin, comme vous le dites il faut sans doute communiquer et au-delà amener les cadres à intégrer qu'un parcours professionnel dans l'entreprise suppose à un moment de sa carrière une expatriation lointaine car les marchés émergents sont l'avenir de l'entreprise.

Ecrit par : Bernard | 05.09.2007

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