21.02.2007

Quand le mariage des cultures anglaises et françaises produit du résultat

Dans un article du magazine Challenge, Arsène Wenger (français de souche alsacienne), entraîneur talentueux du club anglais d’Arsenal attribue sa réussite à sa capacité à prendre le meilleur des deux cultures.

« Les Anglais sont spontanés. Ils font parler leur cœur. Ils aiment ou n’aiment pas. Sans calcul. Les Français sont plus cartésiens, même peut-être trop. »

Si l’on se penche maintenant sur le monde de l’entreprise, il faut se tourner vers l’Oréal pour voir le génie anglais et français produire des merveilles.

Et d’où vient cette réussite ? Un article de l’Express nous en donne une lecture assez concordante avec celle d’Arsène Wenger. Owen Jones a su mettre le « fighting spirit » britannique au service d’une entreprise de conception française.

«La base scientifique de L'Oréal a été donnée par Eugène Schueller, les idées et le marketing sont l'œuvre de François Dalle, qui fut président de 1975 à 1984. Owen Jones a su faire fructifier ces acquis en y ajoutant la dimension internationale». Rapidement, le jeune patron met en place une véritable machine de guerre pour capter la croissance et conquérir le monde. Sous son impulsion « L'Oréal va devenir une multinationale de la beauté - les ventes dans l'Hexagone ne représentent plus que 12% du total, pour plus de 30% il y a vingt ans ». Cette croissance exponentielle se fait au prix d'un management dur, avec un concept inédit: celui de la «saine inquiétude», qui exige du personnel un dépassement de tous les instants.

Finalement, derrière ces témoignages, on retrouve l'idée déjà évoquée du français perçu comme conceptuel.

On relève surtout que la complémentarité entre les cultures est un atout pour les entreprises. Cette idée rejoint celle exprimée par Carlos Goshn dans un article du Monde du 24 mars 2005.

"Il s'agit d'utiliser les différences et de jouer des complémentarités pour apprendre et grandir, tout en renforçant sa propre identité. Garder ses racines tout en ouvrant la porte à un changement constructif grâce à un échange réciproque : voilà ce que la mondialisation doit permettre".

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